La répression des free partys
À Paris, l’habituel vacarme des klaxons laisse place aux vibrations puissantes émanant de plusieurs camions-Sound systems. Plus d’une dizaine de chars, parfois bricolés dans l’urgence, ont été mobilisés pour répondre aux projets de loi portés dans le débat public par Laurent Nunez. Ces textes, parfois désignés sous les noms de “loi Ripost” et “PPL n°1133″, visent à encadrer plus strictement les free parties, notamment en criminalisant leurs organisateurs.
Les organisateurs risqueraient jusqu’à 2 ans de prison et 5 000 euros d’amende, tandis que les participants pourraient encourir jusqu’à 1 500 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement en cas de récidive. Des mesures jugées particulièrement sévères par les acteurs du mouvement.
Pour comprendre l’ampleur de la mobilisation, il faut revenir à ce que représente une free party pour ses participants. Il s’agit de rassemblements autogérés, souvent organisés en campagne, où la musique électronique est diffusée librement, sans but lucratif.
Pas de billetterie, pas de programmation commerciale : l’événement repose sur une organisation collective et horizontale. On parle de « fête libre » pour désigner cet espace perçu comme affranchi des normes habituelles de consommation et de contrôle social.
Ces valeurs expliquent l’ampleur de la réaction. Selon les organisateurs, près de 30 villes, plusieurs milliers de participants et environ cinquante sound systems ont répondu à l’appel.

« On garde toujours cette flamme en nous »
Sky, membre d’un collectif de défense des free parties, résume l’état d’esprit du mouvement, qui selon lui n’est pas prêt de s’arrêter :
« On peut nous faire peur et nous mettre des bâtons dans les roues, mais on garde toujours cette flamme en nous. Ce n’est pas juste une soirée, c’est défendre notre liberté d’expression et notre droit de se rassembler. »
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Auteur: Axel Guerillot

