Sur le camp de Freinage d’urgence le weekend du 12-13 octobre 2024, organisé par LGV Non Merci, des boîtes à témoignages avaient été disposées pour recueillir des récits anonymes et diverses : quoi de mieux pour raconter les aventures de ce weekend que les témoignages des plus de 1500 joueur.euse.s de ce grand Jeu.
Ouvrir des possibilités d’agir
Face aux difficultés rencontrées et à la disproportion de la répression policière lors des récentes mobilisations portées par Soulèvements de la Terre, la volonté de Freinage d’Urgence était de faire évoluer le format de la manifestation « fleuve » en un ou plusieurs cortèges et de proposer une plus grande diversité de possibilités.
Le pari était de laisser la part belle à l’autonomie et à la prise d’initiative des participant.e.s dans un Grand Jeu Contre les LGV, qui faisait coexister lors d’un même weekend des possibilités d’actions aussi diverses que l’est la coordination LGV Non Merci.
Freinage d’Urgence a donc été pensé comme une expérimentation de la réunion entre la mobilisation de masse et l’autonomie dans l’action.
Le dispositif policier disproportionné mis en place sur le weekend n’a pas rendu la tâche aisée mais n’a pas découragé les participant.e.s de se rendre à Lerm-et-Musset, qui ont subi et/ou déjoué les contrôles (5000 contrôles pour 1500 participant.e.s selon la préfecture…).
“Pour venir aujourd’hui, on a pris le Totocar. Les flics controlaient à l’entrée et on a fini par fourrer tout notre équipement dans le frigo, soit la cachette la plus évidente à l’entrée. Mais comme les keufs sont organisés comme des pieds, ils ont passé 2h à controler les identités, à nous re-re-re-compter et nous demander 15 fois « mais vous ? on vous a contrôlé ? » plutôt que fouiller le bus et le frigo. BENEF LE TOTOCAR ! »
Certain.e.s ont réussi à sortir en cortège du camp pour aller construire une vigie sur le tracé,…
Auteur:

