Douze ans après la naissance de la « start-up nation », entre les Goliaths chinois et nord-américains, la French Tech fait face à une accélération des enjeux de monopoles autour de la Tech. Si des écosystèmes d’innovation ont éclot en France et à l’international, les collaborations entre public et privé ne sont pas légion. Au-delà du récit collectif, aura-t-elle un rôle à jouer dans la construction d’une souveraineté technologique européenne ?
Alors que Paris accueille le sommet international pour l’action sur l’intelligence artificielle, Emmanuel Macron estime que « la France ne doit pas passer à côté de cette révolution ». Le chef de l’État attend un « réveil européen » face au plan nord-américain « Stargate » de 500 milliards de dollars d’investissements des États-Unis et l’arrivée de la start-up chinoise Deepseek. L’évènement vise à valoriser l’écosystème français de l’IA avec ses 750 start-up mises sous le feu des projecteurs.
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Cela n’est pas sans rappeler l’avènement simultané d’Emmanuel Macron et de la start-up nation au salon Vivatechnology, en 2017. « I want France to be a start-up nation. » Symbole de cette époque : la French Tech. Créée en 2013, elle occupe une place singulière sur la scène européenne en incarnant un modèle d’innovation étatique unique, où la France assume structurer son écosystème des start-up et promouvoir le Made in France.
Alors, plus de dix ans après sa création, qu’observe-t-on de son potentiel et de ses limites ? Quelle est la posture du réseau d’innovation technologique gouvernemental sur la scène technopolitique nationale et mondiale…
Auteur: Marion Trommenschlager, Chercheure en sciences de l’information-communication, laboratoire PREFics, Université Rennes 2

