« Est-ce que les insurgés environnementaux pourraient m’expliquer s’il vous plaît : qu’est-ce qui est arrivé au changement climatique ? » Cette sortie climatosceptique est signée en lettres capitales par Donald Trump, sur son réseau Truth Social, le 23 janvier. Une énième saillie dans la droite ligne de son mépris pour la science et de son opposition à la lutte contre le changement climatique — le président étasunien avait acté le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat dès janvier 2025.
À son origine, la tempête hivernale historique qui balaie les États-Unis depuis le 24 janvier, entraînant neige, verglas et températures glaciales sur les deux tiers du pays. Le Midwest, le Sud et le Nord-Est sont particulièrement touchés. Des chutes de neige record ont été observées, jusqu’à 50 cm au nord de Pittsburgh et 38 cm à New York.
Le bilan humain s’élevait le 27 janvier à la mi-journée à au moins 30 morts. La tempête a aussi provoqué plus de 560 000 pannes d’électricité. L’état d’urgence a été déclaré dans une vingtaine d’États. La vague de froid devrait se prolonger et une nouvelle tempête est attendue le week-end du 31 janvier. Ces températures négatives ne remettent cependant pas en cause la progression du changement climatique.
« On peut avoir des périodes de froid local alors que le climat global se réchauffe »
Le responsable de cette situation est le jet-stream. « Il s’agit d’un corridor où les vents sont très forts, plus de 300 km/h, situé à environ 10 km d’altitude. Ses fluctuations gèrent le temps qu’il fait à la surface, décrit Gwendal Riviere, du Laboratoire de météorologie dynamique sur le site de l’ENS à Paris. Actuellement, ce jet-stream est orienté de l’Alaska vers le golfe du Mexique, ce qui a permis le transport de masses d’air polaire vers des latitudes plus basses. »
Des médias étasuniens mettent…
Auteur: Émilie Massemin

