Initialement conçue pour coordonner la surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne (UE), l’agence Frontex s’est transformée en un acteur central de la politique migratoire européenne. Pourtant, depuis des années, elle fait face à des critiques constantes sur son manque de transparence, sa gestion des droits humains et des refoulements illégaux de migrants.
Une agence au cœur des débats migratoires
En réponse aux demandes croissantes des États membres, Frontex a récemment lancé plusieurs appels d’offres pour près de 400 millions d’euros, destinés à renforcer ses capacités technologiques. Ces investissements incluent notamment l’acquisition de drones et de matériel de surveillance maritime, dans le but d’accroître toujours plus sa surveillance des frontières extérieures de l’UE. Aujourd’hui, Frontex bénéficie du plus gros budget de toutes les agences européennes, atteignant 874 millions d’euros en 2024.
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Derrière ces sommes, l’agence est régulièrement pointée du doigt par les ONG et associations pour sa gestion controversée des migrants. En Bulgarie, comme le révèle Le Monde, des agents de Frontex ont été témoins de violences commises par leurs homologues bulgares, sans intervenir ni signaler ces abus, comme l’exigent pourtant les procédures de l’agence.
Comme l’explique le quotidien, en se fondant sur des documents obtenus grâce aux lois de transparence européennes, « les agents de Frontex sont régulièrement les témoins d’abus commis par les forces de l’ordre bulgares, qui font pression sur eux pour qu’ils gardent le silence ». Malgré tout, l’agence a récemment triplé ses effectifs en Bulgarie, une décision…
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Auteur: Maxime Sirvins

