Des barquettes de plastique, en veux-tu, en voilà ! Dans les rayons des supermarchés, les fruits et légumes frais prêts à l’emploi gagnent du terrain. Ici, des piles de boîtes remplies d’ananas ou de mangues épluchés et coupés. Là, des sachets de radis équeutés, des barquettes de champignons en lamelles et des « duo apéro » de concombre et carottes coupés en bâtonnés. Ou comment étendre la place du plastique, sous couvert d’atouts pratiques…
Une étude, publiée mercredi 6 mai par les associations Que choisir ensemble (ex-UFC-Que choisir) et No Plastic In My Sea, quantifie leur présence : quasiment la moitié des supermarchés (49 %) propose des légumes prédécoupés sous plastique et plus d’un tiers (35 %) des fruits. Les deux organismes s’inquiètent de l’essor de ces offres qui « entretiennent le modèle du jetable, de l’usage unique et une économie de la flemme contraire à une politique de réduction des déchets ».
« C’est l’archétype du plastique inutile, s’agace Camille Wolff, chargé de campagne à l’association No Plastic In My Sea. Ces produits sont disponibles à l’achat sans emballage juste à côté. » Les bénévoles de Que choisir ensemble, qui ont visité plus de 1 600 magasins pour l’étude, ont même repéré des barquettes de tomates et d’oranges en rondelles, toujours sous plastique.
La responsabilité directe des distributeurs
Parmi les arguments de vente, la fraîcheur et l’accès facilité à des produits sains, non transformés. Ainsi les professionnels du Syndicat des fabricants de végétaux prêts à l’emploi (SVFPE), spécialisés dans les légumes, vantent « la végétalisation à portée de sachet ». En 2025, ils ont commandé un sondage mettant en avant ces atouts : 93 % des Français reconnaissent qu’ils sont faciles à préparer et 88 % qu’ils aident à consommer cinq fruits et légumes par jour.
De quoi faire oublier le surplus…
Auteur: Benjamin Douriez

