C’est une date gravée dans la mémoire des Japonais. Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 dans le Pacifique marque durablement l’histoire de l’archipel nippon. Le tsunami qui suit ravage plus de 600 kilomètres de côtes et pénètre jusqu’à 10 kilomètres à l’intérieur des terres. Le bilan humain est dramatique : plus de 22 000 personnes meurent ou sont portées disparues.
La situation empire lorsqu’une deuxième vague, haute de 14 mètres, frappe la centrale de Fukushima Daiichi. L’eau envahit les installations, provoquant la fusion de trois des six réacteurs ainsi que l’explosion d’un bâtiment. Dans les jours qui suivent l’accident, des panaches de fumée s’échappent de la centrale endommagée, dispersant dans l’atmosphère d’importantes quantités de radionucléides, des atomes radioactifs.
La catastrophe est classée au niveau 7 sur l’échelle internationale des événements nucléaires établie par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), comme celle de Tchernobyl en 1986. Face aux risques sanitaires, le gouvernement japonais ordonne l’évacuation d’environ 200 000 habitants vivant à proximité de la centrale dans les heures suivant le tsunami.
Travaux de décontamination titanesques
D’immenses opérations de décontamination sont ensuite lancées. Les autorités retirent notamment une couche superficielle d’environ cinq centimètres de terre, là où s’était accumulée la majorité des radionucléides, ce qui permet de réduire fortement le niveau de radioactivité dans les zones habitées. Les forêts, qui couvrent près de 75 % de la préfecture de Fukushima, n’ont pas été décontaminées, faute de solution efficace.
Parmi les principaux éléments radioactifs libérés lors de l’explosion figurent le césium 134 et le césium 137. Le premier a aujourd’hui presque totalement disparu. Le second, en revanche, possède une demi-vie (le temps…
Auteur: Camille Sciauvaud

