Le collégien de 14 ans qui a blessé par balles un principal et une enseignante à Aubagne (Bouches-du-Rhône) a été placé mercredi 15 octobre en détention provisoire, reconnaissant « avoir été influencé » par une mouvance fascinée par les tueries de masse.
« Cette journée a été longue et éprouvante et s’est achevée à l’instant devant le juge des libertés et de la détention, comme on pouvait s’y attendre, avec une incarcération de mon client », a exposé devant la presse son avocat Me Fabrice Giletta.
Le mineur a été « mis en examen » et « placé en détention provisoire, conformément à nos réquisitions », a indiqué en écho le parquet national antiterroriste (Pnat), en charge du dossier.
Plus tôt dans la journée, le collégien a admis « avoir été influencé » par une mouvance fascinée par les tueries de masse, a mentionné le Pnat. Ce parquet a aussi expliqué que « l’examen psychologique réalisé dans le temps de la garde à vue ne concluait pas à l’existence d’une pathologie psychique » pour l’adolescent.
« C’est trop rapidement dit », a nuancé Me Giletta, qui pense « que justement l’instruction aura aussi pour but de creuser cet aspect des choses par le biais d’expertises ». « Aujourd’hui, ce que l’on peut dire, c’est que c’est un mineur de 14 ans qui est en train de prendre conscience de la gravité objective des faits commis », a ajouté son avocat.
« Communauté »
Me Giletta a souligné que « s’agissant de l’intention homicide, mon client la conteste, indiquant qu’il avait eu soin de viser des zones qui n’étaient pas létales », éléments déjà divulgués par le Pnat.
L’adolescent, qui a été interrogé dans la journée au tribunal judiciaire de Paris par un juge d’instruction, est soupçonné de s’inscrire dans une mouvance fascinée par les tueries de masse, avec sa « probable adhésion à la…
Auteur: La Croix (avec AFP)
