Futur gouvernement, budget, retraites… Ce qu’il faut retenir de l’entretien de Lecornu au Parisien

« Il y a des attentes sociales fortes dans notre pays, il est donc hors de question de préparer un budget d’austérité et de régression sociale », affirme Sébastien Lecornu dans un entretien au quotidien Le Parisien publié vendredi 26 septembre. Le premier ministre ajoute qu’il « repart d’une feuille blanche » pour construire un budget tenant compte de ses consultations avec les forces syndicales et politiques.

« Je présenterai un projet robuste aux alentours de 4,7 % (de déficit) », au lieu de 4,6 % comme le prévoyait son prédécesseur François Bayrou, ajoute le premier ministre, « compte tenu du fait que j’ai décidé de ne pas imposer aux Français de renoncer à deux jours fériés sans être rémunérés. C’est pleinement compatible avec l’objectif de 3 % en 2029 », qui reste inchangé.

Pas de retour de l’ISF ni de taxe Zucman

Il envisage dans ce projet de budget de réduire de 6 milliards d’euros le « train de vie » de l’État « qui doit donner l’exemple », une « meilleure maîtrise des dépenses sociales et des collectivités territoriales », ainsi qu’un « projet de loi ambitieux de lutte contre les fraudes sociales et fiscales » qui sera présenté au Conseil des ministres en même temps que les projets de budget.

En revanche, le premier ministre écarte un retour de l’impôt sur la fortune (ISF), supprimé en 2017, affirmant que « nous avons les taux de prélèvements obligatoires les plus importants de l’OCDE ». Le premier ministre ne pense pas non plus que la taxe Zucman sur les hauts patrimoines soit la « bonne réponse », parce qu’elle va « taxer le patrimoine professionnel » et que « nous avons besoin de capitaux français pour défendre notre souveraineté économique ».

Contre la suspension de la réforme des retraites

Par ailleurs, Sébastien Lecornu s’est prononcé contre la suspension de la réforme des retraites…

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Auteur: La Croix (avec AFP)