Le Groupe des 7, ou G7, est une rencontre des dirigeants des principales forces économiques de l’impérialisme occidental, regroupant les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, le Canada ainsi que le Japon. Fondé après le premier choc pétrolier au début des années 70, il a pour but de créer un espace de discussion entre dirigeants sur des thématiques telles que l’économie, la sécurité ou encore les affaires militaires. Originellement constitué de cinq nations, le groupe a rapidement intégré le Canada et le Japon, puis, pour un temps seulement, la Russie et deviendra le G8. Après le début de la guerre en Ukraine, la Russie fut suspendue du groupe, qui redevient ainsi le G7.
Au vu de l’actualité, on peut avoir l’impression que les puissances impérialistes occidentales n’ont jamais été aussi divisées. L’impérialisme guerrier de Trump et ses tendances fascisantes se heurtent aux puissances européennes et au Canada, qui cherchent à maintenir l’ordre néolibéral en place depuis plus de 20 ans. Le premier ministre canadien, Mark Carney, dénonçait lui-même en janvier dernier « les grandes puissances qui utilisent l’intégration économique, les tarifs et les infrastructures financières comme outils de coercition », une allusion à peine voilée aux USA…
Ces fractures rendent le G7 d’Évian encore plus vital pour les impérialistes occidentaux. Car leur interventionnisme violent, en Iran, au Venezuela, en Ukraine ou en Palestine notamment, est une tentative de cacher leur affaiblissement face à la montée en puissance de la Chine et de ses alliés. Ils doivent désormais imposer par la force ce qu’ils pouvaient auparavant décider par des canaux plus « diplomatiques ». Malgré leurs dissensions, ces colosses aux pieds d’argile tiennent à leur ordre mondial.
D’autant plus que la finance mondiale, qui repose encore grandement sur le dollar américain, n’aime pas le désordre…
Auteur:

