D’après un projet de décret adopté en Conseil des ministres du Gabon le 30 avril 2026, le pays d’Afrique centrale compte créer un fonds souverain pour le financement de la filière iboga (Tabernanthe iboga, nom scientifique), classée désormais comme patrimoine stratégique national. L’iboga est une plante aux vertus médicinales et hallucinogènes. Le fonds sera dédié au financement de la recherchée scientifique nationale. Les sources proches du dossier indiquent qu’il pourrait être alimenté de manière progressive grâce aux ressources issues des recettes générées par la filière, en l’occurrence les redevances, les licences d’exploitation et les revenus liés à la commercialisation et à l’exportation. Le décret « soumet toute activité relative à l’iboga à une autorisation préalable du ministre chargé de la Culture, après avis conforme d’une commission technique interministérielle nouvellement créée ». A travers le fonds souverain, le Gabon veut bâtir une filière industrielle locale autour de l’iboga.
La décision prise par le gouvernement gabonais n’est pas un hasard de calendrier. En effet, le pays du président Brice Clotaire Oligui Nguema veut tirer avantage de la valeur économique de l’iboga, mais davantage de l’appétit des Etats-Unis d’Amérique (USA) pour certaines substances naturelles à potentiel thérapeutique, fait observer l’agence Ecofin. L’on se souvient que le 19 avril 2026, le président américain, Donald Trump, a signé un décret qui ordonne au département américain de la Santé et des Services sociaux d’accélérer la recherche et l’accès aux thérapies psychédéliques, au rang desquelles l’ibogaïne considérée comme traitement « prometteur » contre le stress post-traumatique et la dépression.
Les bénéfices du protocole de Nagoya à capter et capitaliser
A terme, les mesures prises par le Gabon pourront contribuer à sortir la filière iboga de l’informel. La…
Auteur: Kenfack Tsabdo Gibrile

