En annonçant quitter la direction de Renaissance, en marquant son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal, l’ex-première ministre Élisabeth Borne complique la donne pour le secrétaire général de Renaissance, en passe de déclarer sa candidature à la présidentielle. La députée du Calvados lance aussi sa propre structure, « Bâtissons ensemble », soit ses initiales. Et selon Le Parisien, quelques figures de la macronie rejoignent déjà Elisabeth Borne : Eric Dupond-Moretti, Agnès Buzyn, Nicole Belloubet, Marc Ferracci, Astrid Panosyan-Bouvet et les députés Stéphane Travert et Guillaume Gouffier Valente.
Interrogé mercredi par Public Sénat, François Patriat, président du groupe RDPI (Renaissance) du Sénat, minimise la nouvelle : « Ce n’est pas un fait nouveau, depuis quelques mois déjà, Elisabeth Borne avait marqué sa différence avec Gabriel Attal », rappelle le sénateur de la Côte d’Or.
François Patriat « pas favorable à cette accélération » de Gabriel Attal
Mais François Patriat n’hésite cependant pas à prendre aussi ses distances, non pas sur le fond, mais avec le timing de Gabriel Attal, trop pressé à ses yeux de se lancer. « Il faut prendre un peu de recul avec la présentielle. Se précipiter, comme font certains aujourd’hui, laissant croire qu’ils ont la solution à tout, me paraît totalement contreproductif », lâche le patron des sénateurs Renaissance à l’encontre de son homologue de…
Auteur: Public Sénat

