Malaise au sommet de l’État après le grand déballage dans la presse sur les méthodes de management des ministres et en particulier de la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot. Des démissions en cascade, dont celles de son directeur de cabinet, son adjointe et sa cheffe de cabinet, en une petite semaine, comme l’ont révélé Marianne puis Libération. Dans le petit cercle des cabinets ministériels, c’est du jamais vu, surtout à un poste aussi sensible en pleine campagne des européennes.
À cela s’ajoute la démission le 2 avril dernier de son conseiller « discours » Alexis Bétemps, mis en cause par une enquête de Mediapart pour son passé de militant d’extrême droite et son attrait pour Alain Soral. En tout, pas moins de huit collaborateurs de Prisca Thevenot ont quitté leur ministre, quatre mois à peine après leur arrivée. « C’est quand même la cata, la gestion RH sous Gabriel Attal », souffle un conseiller encore en poste auprès de Politis. « C’est surprenant que tout cela finisse dans les journaux », reconnaît l’ex-conseiller d’un ministre régalien.
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Et encore, les articles de presse qui relatent ces départs en série édulcorent la réalité : « C’est ces petites putes qui veulent partir », aurait répondu Prisca Thevenot à un collaborateur à propos de deux conseillères à l’annonce de leurs démissions. « Je ne pensais pas que tu te laisserais manipuler par des filles », aurait-elle ajouté. Une violence verbale dont elle était déjà coutumière quand elle était simple députée à l’Assemblée, selon les témoignages recueillis par Politis. « S’il le faut, tu dois te prostituer auprès de journalistes pour m’obtenir…
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Auteur: Nils Wilcke

