Alors que le temps législatif presse, Gabriel Attal a transmis mardi aux ministères les « lettres plafonds » d’un projet de budget 2025 dont il propose l’exacte reconduction du total des crédits, à charge pour son successeur d’y mettre sa patte politique.
L’initiative a « un objectif républicain », celui « d’assurer la continuité de l’Etat », a fait valoir Matignon.
Cela « permet à la France de se doter d’un budget en temps et en heure », et « également au prochain gouvernement de faire ses propres choix sur la base de ce qui a été préparé et transmis aux ministères », ont ajouté les services du Premier ministre.
En effet, les délais incompressibles de la confection d’un budget, véritable monstre législatif, sont tels qu’en l’absence de successeur avant au mieux la semaine prochaine – le président Emmanuel Macron lance vendredi des consultations avec les partis politiques -, Gabriel Attal a finalement résolu de lui avancer le travail.
Le projet de loi de Finances (PLF) doit en effet être déposé au Parlement le 1er octobre, après toute une série d’examens et avis en septembre (par le Haut conseil des Finances publiques, par le Conseil d’Etat, par le conseil des ministres), et avant la discussion à l’Assemblée nationale puis au Sénat. La loi de Finances est impérativement publiée avant le 1er janvier suivant.
Avec « ce budget réversible », le Premier ministre « va au bout de son devoir en évitant le +mur+ budgétaire », a souligné Matignon, dans « un respect absolu des urnes ».
Un mouvement de bonne guerre et qui semble aller dans le sens du souhait de l’Elysée de voir se constituer « une majorité la plus large et la plus stable possible au service du pays ».
« Chacun dans son rôle »
Il y avait 492 milliards d’euros de crédits dans le budget 2024, il y en a 492 aussi au total dans les lettres plafonds envoyées mardi aux services des ministères, qui vont commencer à…
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Auteur: AFP

