Les plantes invasives m’intéressent au plus haut point, j’en ai parlé à plusieurs reprises dans ces chroniques, mais j’étais passée à côté de celle-ci, qui, d’ailleurs n’est pas encore répertoriée dans certains sites officiels, conservatoires et observatoires de la biodiversité. J’ai vérifié auprès des pépiniéristes ayant le galéga à leur catalogue, et ceux que j’ai appelé n’étaient pas au courant de cette mise à l’écart, car cela ne concerne pas encore tous les départements… pour l’instant.
Mais ça ne saurait tarder. Cette vivace envahit les fossés, les berges, se ressème dans les prairies humides, particulièrement dans l’Indre, dans le Gers. Et surtout, elle est très toxique pour le bétail. Même si elle est très belle… il ne faut plus l’adopter. Qu’en est-il des hybrides aux si jolis coloris ? Je ne sais pas.
Notre flore est en perpétuelle évolution : des espèces se raréfient ou s’éteignent, d’autres les remplacent, spontanément ou lors d’une introduction, volontaire ou pas. Quelques plantes venues d’ailleurs, vendues pour l’ornement, se ressèment abondamment ou se naturalisent par leurs stolons, menaçant nos espèces indigènes. On les appelle invasives car elles se comportent comme des envahisseurs dans un nouvel endroit et empêchent la flore locale de se développer. Sachez les reconnaître et les maîtriser ou, pour plus de sûreté, ne les cultivez pas. En les plantant, nous sommes responsables si elles s’échappent. Les contrôler et les éradiquer est un acte citoyen.
Les plus terribles
Installer dans son jardin certaines plantes peut même vous emmener… en prison ! Sanction pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende pour le fait d’introduire volontairement dans le milieu naturel, de transporter, colporter, utiliser, mettre en vente, ou acheter un spécimen d’une espèce animale ou végétale…
Auteur: Noémie Vialard
