Il y a quelque chose d’inhabituel dans la manière dont Zohran Mamdani a pris les rênes de New York. Le jour même de sa prestation de serment, le 1er janvier 2026, il avait déjà signé trois décrets exécutifs sur le logement. En une semaine, son administration en comptait douze. Pour comparaison, son prédécesseur Eric Adams avait mis plusieurs mois à atteindre ce rythme.
Mamdani, 34 ans, ancien élu à l’Assemblée de l’État de New York, premier maire musulman de la métropole et l’un des plus jeunes depuis des générations, n’est pas venu pour tâtonner.
Son élection avait déjà déclenché une vague d’intérêt bien au-delà des États-Unis. Un socialiste démocrate à la tête de la ville la plus puissante du monde, en plein second mandat Trump, ça ne passe pas inaperçu. Mais le vrai test, pour lui comme pour ses soutiens, c’était la gouvernance. Ce qu’il ferait une fois les discours terminés. Les premières semaines ont apporté une réponse claire : l’administration Mamdani gouverne.
Le droit au logement pour tous les habitants
Le logement est la colonne vertébrale du programme Mamdani. Et pour cause : New York est d’abord une ville de locataires, 69 % de ses habitants ne sont pas propriétaires de leur logement. C’est à eux que Mamdani a adressé sa campagne, en faisant du gel des loyers « Freeze the Rent » son slogan fédérateur, devenu en quelques semaines l’un des slogans les plus identifiés de sa campagne.
De fait, les chiffres donnent le vertige : à peine 1,4 % des appartements sont actuellement disponibles à la location, et seuls 0,4 % d’entre eux affichent un loyer inférieur à 1 100 dollars mensuels. Plus de la moitié des locataires new-yorkais consacrent déjà plus de 30 % de leurs revenus à se loger, le seuil communément retenu pour qualifier une situation de « fardeau locatif », et un tiers franchit même la barre des 50 %.
Ce contexte de tension extrême explique pourquoi la…
Auteur: La Relève et La Peste

