À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et au gaspillage alimentaires (29 septembre), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appellent à accélérer les efforts pour réduire ces pertes et mieux valoriser les déchets organiques.
Chaque jour, plus d’un milliard de repas ne sont pas consommés, en raison notamment de la surproduction, de la détérioration des aliments ou d’une mauvaise planification des repas. Environ 60 % du gaspillage alimentaire provient des ménages.
Le problème est aussi climatique. Les pertes et le gaspillage alimentaires représentent jusqu’à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit près de cinq fois les émissions du secteur de l’aviation, selon le PNUE.
Lorsque les déchets alimentaires sont enfouis dans des décharges, en l’absence d’oxygène, leur décomposition produit du méthane. Ce gaz à effet de serre réchauffe beaucoup plus fortement l’atmosphère que le dioxyde de carbone sur une période de 20 ans.
Le PNUE souligne toutefois que le méthane a une durée de vie relativement courte dans l’atmosphère. Réduire rapidement les émissions provenant du gaspillage alimentaire peut donc contribuer à ralentir le réchauffement au cours des prochaines décennies.
Réduire avant de recycler
Pour le PNUE, la priorité est d’abord d’éviter que la nourriture ne soit gaspillée. L’initiative Food Waste Breakthrough vise ainsi à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030, avec un potentiel de réduction des émissions de méthane allant jusqu’à 7 %.
Lorsque les déchets ne peuvent être évités, leur traitement peut également faire une différence. Séparées des autres déchets et compostées dans un environnement riche en oxygène, les matières organiques produisent beaucoup moins de méthane. D’autres solutions…
Auteur: Nations Unies FR
