Les émissions de gaz à effet de serre françaises devraient diminuer de 5,3 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO2e) en 2025, soit une baisse de seulement 1,3 %, d’après une prévision de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 18 juin. Cette baisse s’expliquerait essentiellement par « la conjoncture dégradée des industries émettrices » : l’activité dans la métallurgie, la production de ciment et la chimie seraient de nouveau en recul.
Le secteur de l’énergie, qui était jusque-là un moteur de la baisse des émissions, ne jouerait plus ce rôle en 2025, à cause d’une stabilisation de la production nucléaire et de la production fossile d’électricité (déjà fortement en recul sur les deux dernières années). Les émissions directes des ménages seraient quant à elles « stables ».
Des chiffres moins optimistes que ceux du gouvernement
Pour obtenir ce chiffre, l’Insee a établi des modèles à partir de l’évolution de l’activité économique des secteurs, appliqués aux prévisions sectorielles d’activité pour 2025. Cette prévision reste fragile : elle repose sur une modélisation statistique des émissions, générant forcément des décalages par rapport aux émissions réellement observées. Les prévisions des indicateurs d’activité peuvent également comporter des erreurs.
L’Insee utilise une méthode de calcul différente du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), dont les chiffres servent de référence au gouvernement. Cet organisme réalise chaque année l’inventaire des émissions pour le ministère de la Transition écologique, avec des résultats parfois bien différents : selon l’Insee, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France de 0,9 % en 2024, alors que le Citepa donnait une baisse de 1,8 %.
« Ces résultats…
Auteur:

