« Y a des flics partout, des CRS ont encerclé la ferme. On est traités pire que des terroristes juste parce qu’on veut défendre nos vaches. » La colère étreint la voix de Céline Lhomme, alors que les 82 vaches de la ferme de son conjoint sont en voie d’être abattues ce mardi 2 décembre.
Dans cette ferme située à Pouilley-Français dans le Doubs, l’une des vaches a été déclarée porteuse de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie virale non transmissible aux humains et qui n’affecte que les bovins.
La situation est d’autant plus incompréhensible pour cette famille que toutes les vaches avaient été vaccinées contre la DNC le 22 octobre. Un nodule, symptôme de la maladie, est apparu sur une seule vache le 28 novembre, soit 36 jours après la vaccination. Le lendemain, les prélèvements ont été testés positifs à la maladie. Or, selon le site du ministère de l’Agriculture, les animaux vaccinés sont pleinement protégés 21 jours après l’injection d’une dose de vaccin.
Cédric Lhomme, l’agriculteur concerné, avait appelé dans une pétition à faire de son exploitation « une ferme test » pour voir comment la maladie évolue en cas de vaccination. « La vache atteinte de DNC réagit bien aux antibiotiques soulignait la famille. Mais les services de l’État ont décidé sans aucune concertation de tuer 82 vaches vaccinées depuis plus d’un mois » déplorait la sœur de Céline dans une vidéo. « L’État refuse toute contre-expertise, refuse de passer la ferme en test expérimental, malgré une mobilisation sans précédent. »
Des engins agricoles positionnés autour de la ferme de Cédric Lhomme, le 2 décembre 2025.
© Confédération paysanne du Doubs
Gaz lacrymogène contre jets de boue
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Auteur: Sophie Chapelle

