L’urgence est immédiate : 26,3 milliards doivent être mobilisés dès les 18 prochains mois pour remettre en marche les services vitaux, rebâtir des infrastructures dévastées et relancer une économie à l’arrêt. Un chantier colossal, à la mesure de l’ampleur des destructions et de la crise humanitaire.
Au-delà de l’estimation globale des besoins de reconstruction, le rapport détaille également l’ampleur des destructions causées par le conflit et qui sont estimées à 35,2 milliards de dollars. Les pertes économiques sont évaluées à 22,7 milliards de dollars, ce qui porte le montant total estimé des effets du conflit sur les biens matériels à 57,9 milliards de dollars.
Le rapport ne se limite pas aux seules pertes financières globales et précise également les secteurs les plus gravement touchés, notamment le logement, la santé, l’éducation, le commerce et l’agriculture. Près de 372 000 logements ont été détruits ou endommagés, plus de la moitié des hôpitaux sont hors service, la quasi-totalité des écoles ont été détruites ou endommagées, et l’économie à Gaza s’est contractée de 85 %.
Une barrière de sable est construite pour protéger les communautés contre les inondations hivernales à Gaza.
Logement en tête des priorités de reconstruction
Au-delà du constat des destructions, le rapport hiérarchise les besoins de reconstruction par secteur. Le logement arrive en tête avec 16,2 milliards de dollars.
Suivent l’agriculture et le système alimentaire (10,5 milliards de dollars), la santé (10 milliards de dollars) ainsi que le commerce et l’industrie (9 milliards de dollars). Ces secteurs représentent ensemble près des trois tiers des besoins totaux de reconstruction et constituent les « priorités les plus urgentes », selon le document.
Sur le plan géographique, ce sont les…
Auteur: Nations Unies FR

