Gaza-ville, le 22 juin 2025. Des Palestiniens portent des sacs d’aide après l’attaque de l’armée israélienne contre des Palestiniens qui s’étaient rassemblés pour recevoir de l’aide dans la zone de Zakim.
Abdalhkem Abu Riash / Anadolu via AFP
Les massacres des Palestiniens qui se sont intensifiés autour des centres de distribution alimentaire (516 morts, 3 799 blessés et 39 disparus au 25 juin), révèlent, encore une fois, l’ampleur du mépris de l’armée israélienne pour la vie humaine. Ce mépris s’exprime aussi dans la mise en place de ces centres : Israël n’en a créé que quatre pour plus de deux millions de personnes, au lieu des deux cents qui avaient été mis en place par des organisations internationales expérimentées. C’est ainsi qu’on affame et humilie les survivants.
L’emplacement de ces centres est tout aussi important : l’un se trouve au centre de la bande de Gaza et les trois autres à l’extrême sud, à l’ouest de Rafah. Sur la carte publiée (voir carte ci-dessous) par le porte-parole de l’armée israélienne, on constate qu’il n’y a aucun lien entre l’emplacement de ces centres et la localisation de la population. Car l’objectif est de favoriser le « déplacement de la population » vers le sud, de préférence vers les « zones de concentration ». Mais il est nécessaire de prendre des mesures pour dissimuler ce qui relève d’un crime contre l’humanité. Pour cela, il fallait d’abord éliminer les organisations humanitaires qui pouvaient fournir de la nourriture aux habitants (et produire de la documentation fiable à ce propos) et confier la distribution à des organisations sans expérience et qui sont des instruments aux mains de l’armée.

Carte de l’armée israélienne montrant l’emplacement des centres de distribution d’aide.
Porte-parole de l’armée israélienne
Dès le 11 mai, le quotidien israélien Maariv rapportait les propos du premier ministre…
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