Dimanche dernier, une mission conjointe du Croissant-Rouge palestinien et du bureau des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a découvert une fosse commune dans les environs de la ville de Rafah, dans laquelle étaient enterrés les corps de huit ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien, six membres de l’agence de défense civile de Gaza et un employé de l’ONU.
Ils avaient été tués, le 23 mars, par l’armée israélienne, alors qu’ils tentaient de porter secours à des personnes blessées dans le cadre des opérations militaires du pays à Gaza, dont la reprise, début mars, a mis fin au cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
« C’étaient des humanitaires. Ils portaient des emblèmes. Ils auraient dû être protégés », a protesté vendredi Dylan Winder, de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), lors d’un point de presse au siège des Nations Unies, à New York.
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité, jeudi, le président du Croissant-Rouge palestinien, Younes al-Khatib, a confirmé que l’un des membres de l’équipe, Assad al-Nasasra, était toujours porté disparu.
M. al-Khatib a expliqué que cet incident était « l’attaque la plus meurtrière » contre des travailleurs de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, tout pays confondu, depuis 2017.
Les responsables du Croissant-Rouge palestinien ont déclaré ne pas savoir si leur collègue, M. al-Nasasra, avait été tué sur place ou placé en détention.
« Pardonne-moi, maman ! »
Une vidéo enregistrée depuis l’une des ambulances du Croissant-Rouge palestinien semble montrer des chars israéliens tirant sur des véhicules d’urgence clairement identifiés, réfutant les affirmations de l’armée israélienne selon lesquelles les ambulances étaient non identifiables ou circulaient sans sirène.
« C’est un piège », peut-on entendre crier un intervenant sur la vidéo, selon le vice-président du Croissant-Rouge palestinien,…
Auteur: Nations Unies FR

