Les chiffres d’une guerre d’anéantissement
Après 47 jours de bombardements, de siège, de privations d’eau, d’énergie et d’envois de blindés sur la zone jadis densément peuplée de Gaza, une trêve doit commencer ce vendredi.
Tout le nord de la bande de Gaza est entièrement dévasté. Les images satellites permettent d’estimer qu’entre 56.000 et 74.300 immeubles ont été endommagés ou détruits. Dans cette partie de l’enclave, un bâtiment sur deux est détruit. Sur des kilomètres et des kilomètres, des zones urbaines qui comptaient des centaines de milliers d’habitants ne sont que ruines, désolation et odeur de cadavres.
Un bilan provisoire estime que 14.854 personnes ont été tuées dans les bombardements, dont 6.150 enfants, et 36.000 autres blessées. Il faut ajouter à ce bilan des milliers de personnes «portées disparues» dont les corps sont sous les décombres.
Le niveau de dévastation est tel que le journal Politico révèle «l’inquiétude» de la Maison Blanche à propos de la trêve humanitaire : elle pourrait permettre aux journalistes d’accéder à Gaza et de constater le niveau de destruction, ce qui pourrait retourner les opinions publiques contre l’État colonial.
Matrin Griffiths, représentant de l’ONU, explique que c’est la «pire» situation humanitaire qu’il ait jamais vu de sa carrière sur la chaîne CNN. Ayant travaillé dans le domaine pendant des décennies, il ajoute : «Je ne dis pas cela à la légère.» Griffiths a commencé à travailler à l’époque des Khmers rouges.
Ce massacre total, ces destructions méthodiques ne sont pas un «accident» ou des «dommages collatéraux» : c’est une doctrine militaire imaginée par les généraux israéliens en 2006 au Liban. La «doctrine Dahiya».
En juillet 2006, la «deuxième Guerre du Liban» éclate. Le conflit armée oppose l’État israélien au parti chiite islamiste du Hezbollah – parti basé à Beyrouth. Les combats vont…
La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B

