En France, la parole et l’action en soutien aux victimes du nettoyage ethnique actuellement en cours à Gaza sont invisibilisées ou criminalisées. Au Royaume-Uni, le mouvement anti-colonial est puissant et s’en prend depuis plusieurs mois aux usines qui produisent des pièces d’avion, des missiles et des armes à destination de l’armée israélienne. Olly Haynes s’est rendu dans plusieurs villes d’Angleterre où des manifestations ont eu lieu. Une source d’inspiration pour la France ?
Le 8 décembre dernier, dès 7h du matin, la petite ville de Wimborne, dans le sud de l’Angleterre, est réveillée par des slogans entonnés tels que « arrêtez d’armer Israël » ou « pas de travailleur à l’intérieur, pas d’arme à l’extérieur ». Ce jour-là, 600 syndicalistes et militants ont rejoint Wimborne pour bloquer les entrées de l’usine d’Eaton Mission Systems, une entreprise possédant un « permis d’exportation ouvert » pour ses pièces d’avion de combat F-35 actuellement utilisées par Israël pour bombarder Gaza.
« Je suis médecin et je suis ici pour faire fermer une usine d’armes qui fournit des pièces essentielles [sonde de ravitaillement] pour des avions de guerre israéliens, les mêmes qui sont utilisés pour tuer en Palestine. Nous ne pouvons pas accepter ça, ça se passe sur notre propre sol, nous sommes ici pour la faire fermer et nous reviendrons encore jusqu’à ce que l’usine soit fermée pour de bon » explique Harriet, une manifestante.
Ce blocus marque la troisième action d’une série menée par le groupe Workers for Palestine (WFP), une coalition de syndicalistes et de militants. Lors de la première action, environ 150 personnes s’étaient réunies lors du blocus de Instro Precision, une filiale de Elbit Systems, entreprise d’armes Israéliennes implantée dans le Kent, une département britannique. La deuxième action avait réuni cette fois 400 activistes pour bloquer les portes de BAE…
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Auteur: Olly Haynes

