« Il n’y a eu aucun pillage de camions ou aucune attaque contre les travailleurs humanitaires au cours des deux premiers jours du cessez-le-feu », s’est félicité un porte-parole de la branche humanitaire de l’ONU, Jens Laerke, lors d’un point de presse régulier à Genève.
Au cours des 15 mois qu’a duré la guerre à Gaza, l’enclave palestinienne a été le théâtre « triste et tragique » de pillages, à l’exception des deux derniers jours. « Nous n’avons pas vu de bandes ou de groupes armés organisés, quel que soit le nom qui leur est donné, s’attaquer à l’aide qui arrive », a précisé M. Laerke.
Le porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a jugé important de replacer la question du pillage « dans un contexte plus large, en se demandant pourquoi ces gangs étaient là en premier lieu ».
Des Gazaouis rentrent chez eux après la mise en œuvre du cessez-le-feu.
Plus de 1.500 camions d’aide en deux jours
Avant l’accord de cessez-le-feu, l’aide arrivait au compte-gouttes dans le territoire, une situation qui a contribué selon M. Laerke à créer un contexte d’« incitations » au pillage. « Tout ce qui entrait à Gaza… avait une valeur extrêmement élevée », a-t-il expliqué. Dès lors que l’acheminement de l’aide reprend à un rythme plus soutenu, « ces incitations ne seront probablement plus aussi présentes », a-t-il estimé.
Depuis le début du conflit, au mois d’octobre 2023, les agences de l’ONU n’ont eu de cesse de dénoncer les obstacles qui entravent l’acheminement et la distribution de l’aide dans le territoire palestinien ravagé par les combats.
Dès le premier jour de l’entrée en vigueur de l’accord, dimanche, pas moins de 630 camions sont entrés dans l’enclave palestinienne. Et plus de 900 camions transportant de l’aide humanitaire sont entrés à Gaza lundi.
Selon l’OCHA, les agences humanitaires étaient…
Auteur: Nations Unies FR

