Après six semaines de cessez-le-feu marquées par un afflux de l’aide, la branche humanitaire de l’ONU (OCHA) a annoncé, mercredi, que la diversité alimentaire s’était « enfin légèrement améliorée » à Gaza, au moment même où les convois humanitaires sont de nouveau interdits d’entrer dans l’enclave palestinienne.
Les données, collectées par le Cluster Nutrition en février, témoignent d’une légère amélioration du nombre d’enfants et de femmes enceintes ou allaitantes consommant le minimum alimentaire requis, soit environ 8 % des enfants consommant quatre groupes alimentaires ou plus.
Les humanitaires font état d’une « augmentation notable » de la consommation de fruits, de légumes, d’œufs et de produits laitiers, qui peut être attribuée à une plus grande disponibilité des produits sur les marchés locaux.
Plus de 3 000 enfants atteints de malnutrition aiguë
Dans l’ensemble, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 19 janvier, plus de 3.000 enfants et 1.000 femmes enceintes ou allaitantes souffrant de malnutrition aiguë ont été diagnostiqués et orientés vers un traitement.
Afin de renforcer les mesures préventives, les partenaires ont distribué davantage de suppléments nutritifs à près de 230.000 enfants et 90.000 personnes âgées depuis le 19 janvier, en plus de fournir à près de 20.000 enfants des aliments complémentaires prêts à l’emploi.
À l’heure actuelle, environ 180 sites fournissent des compléments alimentaires, contre 151 avant le cessez-le-feu, et plus de 320 sites fournissent des services d’alimentation pour les nourrissons et les jeunes enfants, contre 160 avant le cessez-le-feu.
Conséquences « dévastatrices » pour les enfants
L’Unicef a averti que l’arrêt des livraisons d’aide et de carburant à Gaza aurait rapidement des « conséquences dévastatrices » pour les enfants et les familles dont la survie est menacée.
L’OCHA a noté mercredi que les points de passage de Kerem…
Auteur: Nations Unies FR

