Selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), « des familles entières, des quartiers et toute une génération sont en train d’être anéantis » dans l’enclave palestinienne.
« L’inaction et le silence sont une forme de complicité. Il est temps que les déclarations se transforment en actions et qu’un cessez-le-feu immédiat soit décrété », a ajouté l’agence onusienne dans un message publié sur le réseau social X.
Au moins 217 personnes sont mortes de faim dans la bande de Gaza, selon les derniers chiffres fournis par le ministère de la santé de Gaza.
Un employé de l’ONU évalue les dégâts causés à la maternité du Croissant-Rouge émirati à Rafah, dans le sud de Gaza.
Des proportions inimaginables
En écho à cette alerte de l’UNRWA, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) affirme que la situation humanitaire a vraiment atteint « des proportions inimaginables et catastrophiques ». « Cette situation ne peut pas continuer et ne peut pas suivre la même voie qu’elle suit actuellement », a averti la porte-parole d’OCHA dans les Territoires occupés palestiniens.
Olga Cherevko, qui s’est rendue dimanche l’hôpital Nasser de Khan Younis, décrit une atmosphère désespérée au service pédiatrique, qui était rempli « d’enfants souffrant de malnutrition ».
« Les enfants et même tous les adultes que j’ai vus aujourd’hui, ceux qui ont été amenés après avoir été blessés par balle ou par des explosifs, étaient tous gravement mal nourris, avaient l’air extrêmement épuisés, extrêmement maigres et très, très affamés ».
Elle s’est dite choquée par le nombre de patients vus sur place. Des couloirs sont ainsi bondés de patients, dont beaucoup ont été amenés soit depuis les sites de distribution militarisés, soit depuis les routes où passent les convois humanitaires.
« Ce sont tous des…
Auteur: Nations Unies FR

