Sur les réseaux sociaux, les habitants témoignent d’un quotidien saturé de déchets et d’eaux usées. « Ce n’est pas une façon de mener une vie digne », confient-ils, décrivant la survie quotidienne dans un environnement devenu presque invivable.
Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), les populations de l’enclave palestinienne souffrent de plus en plus « d’infections cutanées en raison de la prolifération des nuisibles, notamment les rats, les poux, les puces et les acariens ».
Un système fragile
Alors que 2,1 millions de personnes à Gaza restent confinées sur moins de la moitié de la bande de Gaza, des habitants déjà vulnérables sont ainsi exposés à un « risque beaucoup plus élevé » de maladies en raison des déplacements, de la surpopulation dans les tentes, du manque d’eau potable et de la défaillance des systèmes d’assainissement.
« La propagation actuelle des rongeurs et des infections [ … ] n’est pas seulement un problème de santé, mais un signe évident de la vulnérabilité de Gaza et de l’effondrement imminent de son système de santé », a déclaré sur le réseau social X, Dr Akihiro Seita, Directeur de la santé à l’UNRWA.
Les données du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) confirment ces constats, montrant que la présence fréquente de rongeurs ou de nuisibles touche la majorité des sites d’accueil évalués. Plus de 80 % des quelque 1 600 sites d’accueil évalués à la mi-avril signalaient la présence fréquente de rongeurs ou de nuisibles.
60 % des cas ne reçoivent pas de traitement
Selon l’OCHA, des infections cutanées ou des éruptions cutanées ont été signalées dans près des deux tiers des sites, la présence de poux dans plus de 65 % d’entre eux, et celle de punaises de lit dans plus de la moitié. Les enfants représentent environ 47 % de la population de Gaza, ce qui signifie qu’environ 680.000 enfants – soit…
Auteur: Nations Unies FR

