L’armée israélienne a annoncé dimanche une « pause tactique » dans ses opérations militaires tous les jours de 10 heures à 20 heures à Al-Mawasi, Deir Al-Balah et dans la ville de Gaza avec pour objectif d’accroître l’aide humanitaire entrant dans l’enclave palestinienne.
« Les parents continuent de lutter pour sauver leurs enfants affamés », a souligné le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, lors d’un point de presse mercredi à New York.
Dans un message sur les réseaux sociaux, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré que cette situation pouvait être évitée et a appelé à un accès humanitaire accru.
Des familles cherchent de la nourriture dans une cuisine communautaire à l’ouest de la ville de Gaza.
Pauses tactiques unilatérales
Les travailleurs humanitaires à Gaza ne sont pas épargnés. « Nos partenaires signalent une charge de travail élevée, un épuisement professionnel et un épuisement tout court – principalement dus au manque de nourriture – parmi les travailleurs sur le terrain ainsi que parmi les intervenants des structures de santé mentale et de soutien psychosocial », a dit M. Haq
Alors que l’ONU et ses partenaires « profitent de chaque occasion pour soutenir les personnes dans le besoin pendant les pauses tactiques unilatérales, les conditions d’acheminement de l’aide et des fournitures sont loin d’être suffisantes », a-t-il prévenu.
« À titre d’exemple des difficultés d’acheminement de l’aide, rappelons que le point de passage de Kerem Shalom est une zone clôturée. Pour que nos chauffeurs puissent y accéder, les autorités israéliennes doivent approuver la mission, fournir un itinéraire sûr, donner plusieurs ‘feux verts’ aux mouvements, ainsi qu’une pause dans les bombardements, et, enfin, ouvrir les portes en fer pour nous permettre d’entrer », a-t-il…
Auteur: Nations Unies FR

