Devant le Conseil de sécurité, jeudi, le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a souligné que la trêve a permis de réduire les pertes civiles, de faciliter le retour des derniers otages détenus par le Hamas et d’améliorer l’accès humanitaire à l’enclave palestinienne.
Grâce à cet accès accru, les organisations humanitaires ont pu distribuer plus d’un million de repas chauds par jour, acheminer plus de 21.000 camions d’aide et étendre les services d’eau, de santé, d’éducation et d’hébergement d’urgence. Le taux de refus des missions humanitaires a fortement diminué et Gaza n’est plus classée en situation de famine.
« Lorsque les humanitaires bénéficient de protection, d’accès et de financements, nous pouvons apporter une aide vitale à grande échelle », a déclaré M. Fletcher lors d’une réunion du Conseil de sécurité qui s’est tenue à la demande des dix membres élus du Conseil et avec le soutien de la Chine, de la France, de la Russie et du Royaume-Uni, membres permanents.
À Deir El Balah, dans la bande de Gaza, des enfants reçoivent des fournitures scolaires de l’UNICEF.
Des besoins toujours immenses
Malgré les avancées observées, les conditions de vie restent extrêmement difficiles pour les 2,1 millions d’habitants de Gaza, a estimé M. Fletcher. Selon l’ONU, près de 1.000 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, dont plus de 250 enfants.
La majorité de la population demeure déplacée et 70 % des habitants ont toujours besoin d’un logement adéquat. Aucun hôpital n’est pleinement opérationnel, tandis que 1,1 million d’enfants n’ont pas un accès garanti à l’eau potable.
L’ONU s’inquiète également de la dégradation des conditions sanitaires. Les pénuries de carburant, de pièces…
Auteur: Nations Unies FR

