« Contreproductif », « échec », « énorme erreur »… C’est en des termes particulièrement durs, qu’Emmanuel Macron s’est exprimé au sujet de l’offensive israélienne sur Gaza jeudi 18 septembre, dans une interview accordée à la chaîne de télévision israélienne N12. Ces déclarations surviennent alors que le chef d’État français doit reconnaître officiellement l’existence de l’État de Palestine lundi 22 septembre.
Une position qui s’explique par « les rebuffades » du Premier ministre israélien, alors que l’État hébreu a été incité à de multiples reprises à « emprunter un nouveau chemin que celui de la guerre », analyse Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités et président honoraire de l’Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO). Mais aussi par la volonté d’essayer de s’adresser à la société israélienne en s’efforçant de « passer par-dessus le gouvernement actuel », qui a manifesté sa « surdité » à la solution à deux États, « laquelle, sur le terrain apparaît en outre de plus en plus hypothéquée par la politique de colonisation de la Cisjordanie », selon David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS) et spécialiste du Moyen-Orient.
Une perte de « crédibilité » d’Israël
Il n’a pas mâché ses mots. Pointant du doigt un « genre d’opérations […] totalement contreproductif », en…
Auteur: Aglaée Marchand

