Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), chaque jour de pénuries amplifie le risque pour une population déjà vulnérable et en grande détresse sanitaire.
En attendant, les humanitaires font état d’une « augmentation généralisée des infestations de rongeurs, en particulier dans les zones de déplacement surpeuplées de Khan Younis, ainsi que dans les endroits où s’accumulent de grandes quantités de décombres à Gaza et dans le nord de Gaza.
« On a signalé de plus en plus de cas de morsures de rats dans de nombreux établissements de santé au cours des derniers mois », note le rapport.
Le temps froid et pluvieux, la surpopulation sévère, la détérioration des abris et les mauvaises conditions d’eau et d’assainissement ont créé un environnement à forte transmission de maladies dans toute la bande de Gaza.
Pénurie de shampoings anti-poux
En plus du manque de produits chimiques pour lutter contre les rongeurs, d’autres défis majeurs viennent aggraver la situation sanitaire dans l’enclave palestinienne.
La pénurie du carburant et d’autres pièces essentielles pour le bon fonctionnement des générateurs, risquent de réduire à court terme les opérations de gestion des déchets et des eaux usées.
Une défaillance qui pourrait amplifier les risques sanitaires pour la population, avertit l’UNRWA dans son dernier rapport humanitaire. Face à cette pénurie, les conséquences se font rapidement sentir sur le terrain, notamment en ce qui concerne la propagation de maladies.
Les équipes de surveillance médicale de l’agence onusienne continuent de signaler « une hausse préoccupante des maladies cutanées d’origine ectoparasitaire, telles que la gale, ainsi que de la varicelle », ce qui aggrave les inquiétudes en matière de santé publique. « Les cas recensés ont triplé entre janvier…
Auteur: Nations Unies FR

