« Les autorités israéliennes nous ont contactés pour reprendre l’acheminement limité de l’aide, et nous sommes actuellement en discussion avec elles sur la manière dont cela se déroulerait compte tenu des conditions sur le terrain », a déclaré le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans un communiqué.
Cela fait maintenant 11 semaines que les autorités israéliennes ont bloqué toute source de nourriture, de carburant et de médicaments à Gaza.
Empêcher une famine
Le Premier ministre israélien a expliqué lundi qu’Israël devait empêcher une famine à Gaza « pour des raisons pratiques » et« pour des raisons diplomatiques », après l’annonce d’une reprise limitée de l’aide humanitaire à destination du territoire palestinien occupé.
Dans une vidéo publiée sur son compte Telegram, Benyamin Nétanyahou a précisé que des « amis » d’Israël lui avaient dit qu’ils ne pourraient plus soutenir la poursuite de la guerre si des « images de famine de masse » dans l’enclave palestinienne étaient diffusées.
Dimanche, Tel Aviv évoquait l’autorisation de l’entrée d’une « quantité de base de nourriture destinée à la population, afin d’éviter le développement de la famine dans la bande de Gaza » assiégée.
Des gens circulent au milieu de décombres et de bâtiments bombardés à Gaza.
Sauver des vies
Israël a fait face ces dernières semaines à des critiques des agences de l’ONU, d’organisations humanitaires et de certains Etats alliés, qui dénoncent le blocus imposé aux marchandises destinées à l’enclave dévastée par la guerre, notamment la nourriture, le carburant et les médicaments.
Le Bureau d’OCHA dans les territoires palestiniens occupés a critiqué dimanche des « obstacles » à leur travail, qui sont « des choix politiques ». Selon l’OCHA, les autorités israéliennes « empêchent délibérément » les…
Auteur: Nations Unies FR

