L’armée israélienne a poursuivi vendredi ses bombardements massifs dans la bande de Gaza, où l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a dénoncé les conditions d’acheminement de l’aide humanitaire à la population qui vit dans des conditions critiques.
Au 84e jour de la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent menée depuis Gaza par le Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, une délégation du mouvement islamiste palestinien se trouve au Caire pour discuter d’un projet égyptien visant à mettre un terme progressif aux combats.
Alors que les bombardements meurtriers se sont concentrés dans le centre et le sud de la bande de Gaza, des Palestiniens ont accouru vendredi à l’hôpital al-Aqsa, à Deir al-Balah (centre), pour identifier les corps de proches.
Des secouristes portaient des blessés –hommes, femmes et enfants–, aux vêtements tachés de sang. Certains ont été soignés à même le sol.
Dehors, Suhair Nasser pleurait en tenant le corps de ses jumeaux, tués la veille dans une frappe israélienne, dit-elle.
« Nous dormions dans la chambre avec deux de mes enfants, mes jumeaux étaient dans une autre pièce. La maison a été bombardée et les décombres sont tombés sur eux », a confié cette femme.
La population « épuisée »
L’attaque menée par le Hamas le 7 octobre a entraîné la mort d’environ 1.140 personnes en Israël, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir des derniers chiffres officiels israéliens disponibles. Environ 250 personnes ont aussi été enlevées ce jour-là, dont 129 sont toujours détenues à Gaza, selon l’armée israélienne.
En représailles, Israël a juré de détruire le Hamas et pilonne le territoire palestinien, où le mouvement islamiste a pris le pouvoir…
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