Alors qu’Israël menait une opération d’ampleur pour retrouver le corps du dernier otage israélien demeuré dans la bande de Gaza, des tombes palestiniennes ont été profanées, des bâtiments détruits et plusieurs personnes ont été tuées ou blessées.
Les recherches du corps de Ran Gvili ont débuté dimanche matin, et mené à d’importantes opérations de démolition dans la région d’al-Sanafour et autour du cimetière d’al-Batsh, situé à l’est de la ville de Gaza.
L’apartheid jusque dans la mort
Plus de 200 tombes du cimetière musulman ont été ouvertes par l’armée israélienne, accompagnée d’équipes médico-légales comparant les empreintes dentaires afin d’identifier l’otage israélien recherché. De nombreuses critiques ont été soulevées, affirmant que les corps excavés n’auraient pas été rendus.
“Nous savons par expérience que les corps [des Palestiniens] qui ont été exhumés seront rendus sans identification”, indique Nour Odeh sur Al Jazeera. “Cela ajoute à la souffrance des familles qui ont enterré leurs proches et qui ne sauront plus où se rendre pour leur rendre hommage.”
Le corps de Ran Gvili a finalement été identifié hier après-midi. “Avec cela, tous les otages de la bande de Gaza ont été libérés”, indique un communiqué de l’armée israélienne.
Alors qu’on estime à 9 500 le nombre de corps de Palestinien-nes disparu-es sous les décombres dans la bande de Gaza, l’ampleur de la destruction qu’auront causé ces recherches de ce seul corps démontre encore l’inégalité en droit, et jusque dans la mort, entre les Palestinien-nes et les Israélien-nes.
À maintes reprises, les équipes de la défense civile palestinienne à Gaza ont lancé ces derniers mois des appels à la communauté internationale, répétant qu’elles avaient besoin d’engins et d’équipements lourds pour récupérer les corps des Palestinien-nes, ou ce qu’il en restait, sous les…
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