Le Secrétaire général n’a pas caché son soulagement. « Un bien plus grand nombre de personnes peuvent désormais accéder à la nourriture dont elles ont besoin pour survivre », a souligné António Guterres, lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation, à New York.
La nouvelle a été annoncée par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un groupe d’experts internationaux faisant autorité en matière de données sur la malnutrition. Le Soudan est désormais le seul pays au monde pour lequel un état de famine demeure en vigueur.
Un garçon est soigné pour malnutrition dans un hôpital du sud de Gaza.
À Gaza, les progrès constatés sont toutefois précaires. Dans son dernier rapport, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) souligne que la majorité de la population continue de faire face à la malnutrition aiguë. Entre le 1er décembre 2025 et le 15 avril 2026, environ 1,6 million de personnes, soit plus des trois quarts des habitants de l’enclave, resteront à des niveaux d’insécurité alimentaire jugés « critique », « urgent » ou « catastrophique ».
Ces chiffres, a insisté António Guterres, traduisent des acquis excessivement fragiles. « Cela me brise le cœur de voir l’ampleur persistante de la souffrance humaine à Gaza », a-t-il confié. « Les familles endurent l’insupportable ».
Dans le meilleur des cas, les conséquences désastreuses de la malnutrition sur la santé physique et mentale se font ressentir longtemps après la disparition de la faim. Et les agences humanitaires de l’ONU préviennent que la bande de Gaza pourrait de nouveau basculer dans la famine d’ici à la mi-avril 2026. « La situation reste très fragile et dépend d’un accès humanitaire et commercial soutenu, élargi et constant », insistent-t-elles dans un communiqué de presse, publié…
Auteur: Nations Unies FR

