Dans la nuit de mercredi à jeudi, près de 200 camions transportant une aide vitale sont entrés dans la bande de Gaza par le point de passage de Kerem Shalom, dans le sud d’Israël, dont environ 90 ont pu atteindre les entrepôts de l’ONU. Une course contre la montre est désormais engagée pour distribuer leur contenu auprès de la population.
Il s’agit, selon le porte-parole des Nations Unies, « d’une goutte d’eau dans l’océan des besoins » des Gazaouis. Mais après 11 semaines de blocus humanitaire, la nouvelle a été saluée, jeudi, comme un tournant par Tom Fletcher, le chef des opérations humanitaires de l’organisation.
« La journée d’aujourd’hui sera cruciale », a toutefois averti le haut responsable, sur le réseau social X, citant les « énormes difficultés » logistiques auxquelles sont confrontés les travailleurs humanitaires pour acheminer l’aide depuis la réouverture, lundi, de Kerem Shalom.
Une boulangerie rouvre ses portes
Grâce à l’arrivée de l’aide, la boulangerie Al-Banna, à Deir El Balah, dans le centre de Gaza, a pu rouvrir ses portes après 40 jours de fermeture, faute de réserves de farine de blé suffisantes pour la fabrication du pain.
« C’est formidable », a déclaré Vladimir Jovcev, responsable de la logistique au Programme alimentaire mondial (PAM), qui soutient l’établissement. « Nous avons pu acheminer de la farine de blé après plus de deux mois et demi de fermeture de la frontière ».
Pour l’instant, le pain produit dans cette boulangerie devrait être distribué à des cuisines communautaires, au sein du réseau du PAM, ainsi qu’aux plus démunis.
Malnutrition aiguë en forte hausse
En attendant une arrivée massive de l’aide, la faim continue de gagner du terrain dans l’enclave palestinienne. Selon les dernières données de l’OCHA, le bureau des affaires humanitaires de l’ONU, une proportion « nettement plus élevée » d’enfants de moins de cinq ans souffre de…
Auteur: Nations Unies FR

