L’Agence France-Presse a dénoncé une situation « insupportable » pour ses correspondants encore présents dans la bande de Gaza, selon un communiqué de l’agence publié lundi 21 juillet. « Depuis des mois, nous assistons, impuissants, à la détérioration dramatique de leurs conditions de vie. Leur situation est aujourd’hui intenable, malgré un courage, un engagement professionnel et une résilience exemplaires ».
Depuis que les journalistes salariés de l’agence ont quitté l’enclave courant 2024, neuf pigistes – une journaliste texte, trois photographes et six vidéastes – continuent de documenter les conséquences du conflit. Mais à quel prix. Privés de ressources, de nourriture, de soins et d’accès à l’hygiène, ces collaborateurs, pour la plupart gazaouis, vivent désormais dans une situation d’urgence extrême.
« Nous voyons leur situation empirer. Ils sont jeunes et leur force les quitte », écrit encore La Société des journalistes (SDJ), qui implore une intervention immédiate pour éviter le pire, et ajoute « refuser de les voir mourir ». « Nous avons perdu des journalistes dans des conflits, nous avons eu des blessés et des prisonniers dans nos rangs, mais aucun de nous n’a le souvenir d’avoir vu un collaborateur mourir de faim », souligne la SDJ de l’agence.
Dans l’enclave, les déplacements sont devenus quasi impossibles. Les reporters de l’AFP marchent ou se déplacent charrette tirée par un âne pour couvrir les événements. L’essence est introuvable, et les véhicules sont des cibles potentielles. Les salaires versés par l’agence ne sont presque d’aucune utilité : « il n’y a rien à acheter ou alors à des prix totalement exorbitants », développe le communiqué.
La France demande l’accès à Gaza
Le texte évoque le cas de Bashar, photographe pigiste de 30 ans, collaborant avec l’agence depuis 2010. Samedi, il écrivait sur Facebook : « Je…
Auteur: La Croix (avec AFP)
