Après les circonlocutions, le génocide n’est plus à Gaza un « risque plausible » ou « un processus » en cours mais une réalité établie par un rapport irréfutable de 300 pages d’Amnesty International publié le 5 décembre. Après avoir recueilli de très nombreux témoignages, l’ONG conclut que tous les actes constitutifs du génocide sont réunis : « Les bombardements incessants de zones densément peuplées », « la destruction de structures hospitalières », les « coupures permanentes d’eau et d’électricité », les « entraves à la délivrance d’aide humanitaire ».
60 % des victimes sont des femmes, des enfants et des personnes âgées.
La convention de 1948 stipule que le génocide est avéré si le meurtre est commis « dans l’intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». À Gaza, depuis le 7 octobre 2023, « 60 % des victimes sont des femmes, des enfants et des personnes âgées ». Et le rapport note qu’en juillet dernier, « 2 millions de Gazaouis [étaient] menacés par la famine et 80 % [n’avaient] pas accès à des ressources suffisantes en eau potable ».
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L’intention génocidaire ne fait guère de doute quand on lit des déclarations de hauts responsables israéliens comme celle de Yoav Gallant, ex-ministre de la Défense : « Nous combattons des animaux humains et nous agissons en conséquence. » Ou encore, cette invitation de Yitzhak Kroizer, député d’extrême droite, à « rayer la bande de Gaza de la carte ». Ou cette recommandation de Bezalel Smotrich, ministre des Finances : « Ne nous arrêtons pas tant que le peuple d’Amalek…
Auteur: Politis

