Gaza : le « sursaut de conscience » de Delphine Horvilleur

La remarque est largement partagée : pourquoi si tard ? Pourquoi la rabbine Delphine Horvilleur a-t-elle attendu qu’il y ait 50 000 morts, et sans doute beaucoup plus, pour rompre le silence ? Pourquoi a-t-il fallu que nous parviennent de Gaza des images de corps décharnés, de foules implorant leur nourriture à l’arrière d’un camion pour que le remords s’empare de quelques personnalités juives influentes dans la diaspora ?


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Il faut croire ce que dit Delphine Horvilleur dans sa revue Tenoua : « J’ai parfois bâillonné ma parole, pour éviter qu’elle ne nourrisse les immondices de ceux […] qui diabolisent et déshumanisent un peuple […]. J’ai censuré mes mots face à ceux qui trouvent des excuses à une déferlante antisémite ‘ici’ au nom d’une justice absente ‘là-bas’. […] ». Mais quel contresens ! Il n’est pas difficile de comprendre que c’est cette omerta complice avec le crime (qui n’est pas seulement une « absence de justice » !) qui alimente l’antisémitisme. Delphine Horvilleur, Anne Sinclair, qui fut, en mars, la première à protester, et Alain Finkielkraut donnent de leur silence cette même explication.


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Encore faut-il ajouter qu’il n’y a pas eu que du silence, mais un soutien coupable au gouvernement israélien, et beaucoup de calomnies contre ceux dont on reconnaît aujourd’hui tacitement qu’ils avaient raison. Ces quelques consciences juives réconciliées avec elles-mêmes vont subir à leur tour la calomnie. Horvilleur antisémite ? Saluons en tout cas ces prises de…

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Auteur: Politis

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