Plus de 2.700 enfants de moins de cinq ans ont été diagnostiqués comme souffrant de malnutrition aiguë au cours de la seconde moitié du mois de mai, ce qui témoigne d’une forte détérioration, selon le groupe sectoriel de la nutrition des Nations Unies.
Ce chiffre est en hausse par rapport aux 4,7 % de la première quinzaine de mai et représente presque le triple de la proportion d’enfants diagnostiqués comme souffrant de malnutrition par rapport à ceux dépistés en février 2025, pendant le cessez-le-feu.
Dans l’ensemble, plus de 16.500 enfants de moins de cinq ans ont été diagnostiqués depuis le début de l’année pour le traitement de la malnutrition aiguë sévère, y compris 141 cas avec des complications qui ont dû être hospitalisés.
La malnutrition aiguë a été également détectée chez 17 % des femmes enceintes et allaitantes examinées dans le gouvernorat de Gaza et chez 18 % des femmes enceintes et allaitantes examinées à Deir al Balah, contre moins de 10 % dans ces deux gouvernorats en février et mars dernier.
Espace humanitaire rétréci
Cette aggravation de la situation nutritionnelle intervient dans un contexte de rétrécissement de l’espace humanitaire. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), l’environnement opérationnel « extrêmement difficile » a rendu les livraisons d’aide humanitaire vers et à travers Gaza peu sûres, « imprévisibles et inefficaces ».
Dans de vastes zones de l’enclave palestinienne, les équipes humanitaires doivent coordonner leurs mouvements avec les autorités israéliennes. Entre le 28 mai et le 3 juin, sur 75 tentatives de coordination des mouvements d’aide planifiés dans la bande de Gaza, près de 59 % (44) ont été catégoriquement refusées par les autorités israéliennes.
Depuis le 19 mai, seules des quantités très limitées de certaines denrées alimentaires, de produits nutritionnels, de certains produits de santé et…
Auteur: Nations Unies FR

