Un an après la conclusion d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, les bombardements et les déplacements forcés de Palestiniens à Gaza se poursuivent. Vendredi, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a de nouveau tiré la sonnette d’alarme.
« Le cauchemar des déplacements de population à Gaza est à la fois aigu et chronique », a déclaré dans un communiqué Ajith Sunghay, le chef du HCDH dans les territoires palestiniens occupés.
Selon son bureau, Israël a pour objectif d’étendre sa zone de déploiement militaire à 70 % du territoire de Gaza. Cette progression s’accompagne de nouvelles menaces pour les civils vivant à proximité des positions israéliennes, notamment le long de la « ligne jaune », qui délimite les secteurs où l’armée s’est redéployée après l’annonce du cessez-le-feu, en octobre 2025.
Au cours des deux dernières semaines, les équipes du HCDH ont constaté une avancée vers l’ouest des positions israéliennes, entraînant de nouveaux déplacements à Al-Shujaiyeh, dans l’est de Gaza-ville, ainsi qu’aux abords d’Al-Bureij, de Deir al-Balah et d’Al-Maghazi, dans le centre de l’enclave.
Des refuges à leur tour pris pour cible
À Al-Shujaiyeh, au moins deux attaques israéliennes contre des camps de déplacés palestiniens ont été signalées. Les rares bâtiments encore debout auraient également été détruits à l’aide de robots chargés d’explosifs.
« Les personnes déplacées avant l’annonce du cessez-le-feu n’ont que peu, voire aucune chance de retourner dans les zones qu’elles ont fuies, dont la plupart sont inaccessibles car elles se trouvent au-delà de la soi-disant ligne jaune », a déploré M. Sunghay. « Et elles continuent d’être déplacées encore et encore ».
Même les zones où ces familles ont trouvé refuge ne leur offrent aucune garantie de sécurité. Le 25 octobre, une frappe israélienne contre un camp de déplacés a…
Auteur: Nations Unies FR
