« Combien de nuits de terreur et de morts faudra-t-il encore compter à Gaza ? » écrivait Ola Atallah, une journaliste indépendante palestinienne, dans un tweet, le 8 décembre 2023. Le lendemain, elle était tuée par une frappe aérienne israélienne.
La concentration de journalistes tués dans la guerre entre Israël et Gaza est sans précédent.
CPJ
D’après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui enregistre les décès dans la profession depuis 1992, « la concentration de journalistes tués dans la guerre entre Israël et Gaza est sans précédent dans l’histoire du CPJ ». Toujours selon l’association, « plus de journalistes ont été tués au cours des 10 premières semaines de la guerre entre Israël et Gaza qu’il n’y en a jamais eu dans un seul pays sur une année entière. »
Crimes de guerre
Le 15 janvier 2014, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), dénombrait au moins 89 journalistes et professionnels des médias palestiniens tués depuis le début de la guerre. Malgré un décompte difficile, le CPJ établit une liste équivalente avec 83 journalistes et professionnels des médias confirmés morts : 76 Palestiniens, 4 Israéliens et 3 Libanais. Un lourd bilan qui « souligne à quel point la situation est grave pour la presse sur le terrain », selon la présidente du CPJ, Jodie Ginsberg.
Le CPJ affirme que l’ampleur et les circonstances des meurtres prouvent que les journalistes palestiniens à Gaza « sont pris pour cible ». Devant cette hécatombe, les différentes ONG de la presse s’activent comme elles peuvent face à « ces crimes de guerre ». Le 22 décembre 2023, Reporters sans frontières (RSF) déposait ainsi « une deuxième plainte devant la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre commis contre les journalistes à Gaza depuis le 7 octobre ».
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Auteur: Maxime Sirvins

