Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), les installations et les activités essentielles en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène risquent de s’arrêter si aucun carburant supplémentaire n’est reçu d’urgence.
La crise du carburant continue de menacer le fonctionnement des services de santé essentiels, des ventilateurs dans les unités de soins intensifs aux machines d’hémodialyse, prévient l’OCHA.
Selon le groupe sectoriel de l’ONU sur l’eau et l’assainissement (WASH), le manque de carburant menace de provoquer un arrêt brutal des services essentiels dans ce secteur dans toute la bande de Gaza.
« A moins de recevoir d’urgence du carburant, tous les services WASH au nord et au sud de Wadi Gaza cesseront immédiatement de fonctionner », ont mis en garde les agences onusiennes.
Des femmes marchent dans les rues détruites de Gaza.
Menace sur les opérations de gestion des eaux usées et des déchets
Pour l’heure, la seule exception reste l’usine de dessalement du sud de Gaza qui, en novembre, a été reconnectée à une ligne d’alimentation électrique en provenance d’Israël et ne dépend plus du carburant pour fonctionner. « Les partenaires du programme WASH seraient également incapables de transporter et de distribuer de l’eau », a ajouté l’OCHA dans son dernier rapport de situation.
En outre, toutes les opérations de gestion des eaux usées et des déchets solides s’arrêteraient. Selon l’OCHA, la crise actuelle n’est que « le point culminant d’une pénurie de carburant de longue date qui a gravement compromis toutes les opérations WASH tout au long de 2024 » dans l’enclave palestinienne.
Pour le groupe sectoriel WASH, la quantité quotidienne de carburant reçue par les partenaires a chuté à une moyenne de 8.700 litres en novembre et moins de 12.000 litres en décembre, par rapport aux 70.000 litres…
Auteur: Nations Unies FR

