La prochaine soirée du Cercle Gramsci, le mardi 5 mai, 20h30, salle Jean-Pierre Timbaud à Limoges, sera animée par Angélique Mounier-Kuhn. Elle est, avec Akram Belkaïd, la coordinatrice du numéro 205 (février-mars) de Manières de voir, bimestriel du Monde Diplomatique consacré à Gaza. Il portait en sous-titre « Témoigner, comprendre,résister ».
En guise d’introduction au débat, nous reprenons ici l’éditorial du numéro 205 de Manières de voir :
Qui punira Israël, ou du moins ses dirigeants, pour la destruction de Gaza et la mort de dizaines de milliers de civils palestiniens ? Certainement pas les États-Unis. La présence de M. Benyamin Netanyahou à la fête du Nouvel An du président Donald Trump dans sa résidence de MaraLago témoigne, s’il en était besoin, des privilèges dont le chef du gouvernement israélien jouit sur le sol américain. Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a pourtant émis à son encontre ainsi qu’à l’encontre de son ancien ministre de la défense Yoav Galant un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Même si les Etats-Unis n’ont pas ratifié le traité de Rome qui instaure la CPI, ce mandat, reposant sur des accusations gravissimes recours à la famine et à la privation de médicaments, de carburant et d’électricité comme méthode de guerre , aurait pu justifier l’arrestation du premier ministre israélien. Il aurait au moins dû l’empêcher de traverser les espaces aériens de la Grèce, de l’Italie et de la France trois pays qui sont, eux, parties a la CPI pour se rendre aux États-Unis.
Il est compliqué de démêler l’écheveau des intérêts géopolitiques et économiques, des partis pris idéologiques, de l’indifférence ou de la lâcheté qui permettent à ce dirigeant de continuer a bénéficier d’une telle immunité. Les crimes commis par l’État qu’il gouverne sont pourtant dûment…
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