Kerem Shalom est situé à la jonction de deux sections frontalières : l’une entre la bande de Gaza et Israël, et l’autre entre la bande de Gaza et l’Égypte. Le point de passage est utilisé par les camions transportant des marchandises d’Israël ou d’Égypte vers la bande de Gaza.
Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), malgré la réouverture partielle de Kerem Shalom, les autorités israéliennes ont fermé depuis dix jours tous les autres points de passage vers la bande de Gaza, « suscitant des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire et à l’approvisionnement en carburant nécessaires pour soutenir les opérations humanitaires ».
« L’escalade militaire actuelle dans la région aggrave une situation déjà catastrophique à Gaza. Les habitants vivent toujours dans des conditions désastreuses tandis que l’aide humanitaire est bloquée », a réagi l’agence onusienne sur le réseau social X.
Evacuations médicales suspendues
Même son de cloche du côté du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), qui note que ces restrictions empêchent l’ONU et ses partenaires humanitaires « d’acheminer suffisamment de fournitures et de les distribuer efficacement aux personnes qui en ont cruellement besoin ».
Ces blocages interviennent alors qu’Israël, dans le cadre de sa guerre contre l’Iran menée avec les États-Unis, a de nouveau limité l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza, vitale pour la population.
Avec la fermeture des points de passage de Rafah et de Zikim, le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) dans les Territoires palestiniens occupés souligne également que les évacuations médicales et le retour des Palestiniens à Gaza restent suspendus.
Pénurie de carburant
Malgré la fermeture de certains points de passage, l’OCHA rapporte que les travailleurs humanitaires continuent de fournir de l’aide dans toute…
Auteur: Nations Unies FR

