Invité mardi du point de presse quotidien de l’ONU, à New York, cet ancien ministre belge de la coopération au développement assure même n’avoir « jamais vu pire ».
Premier chantier, au sens littéral du terme : enlever les ruines. L’administrateur du PNUD estime que seuls 0,5 % des gravats accumulés au cours de deux ans de guerre entre Israël et le Hamas ont été déblayés. « Au rythme actuel, il faudra sept ans pour enlever tous les débris », avertit M. De Croo, au terme d’une visite de trois jours entre la Cisjordanie et Gaza. Or ces amas de béton ne sont pas seulement un obstacle urbain, ils constituent un danger sanitaire et sécuritaire permanent, notamment en raison des munitions non explosées qui y demeurent enfouies.
L’administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Alexander De Croo, visite un site de gestion des ordures et débris dans la bande de Gaza appuyé par son agence.
Aujourd’hui, rappelle-t-il, « 90 % des habitants de Gaza vivent au milieu de ces gravats », une situation qui rend toute stabilisation durable illusoire.
La vie dans des abris précaires
La crise du logement est l’autre urgence immédiate. En dépit du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre dernier, le responsable onusien décrit une population contrainte de survivre dans des abris qu’« on pourrait à peine appeler des tentes, tant elles sont rudimentaires ».
Le PNUD tente d’y répondre par des unités d’habitat temporaire, un compromis entre l’abri d’urgence et la reconstruction durable. Environ 500 ont déjà été installées et 4 000 sont prêtes à être déployées. Mais l’ampleur des besoins dépasse de très loin ces capacités. Entre 200 000 et 300 000 unités supplémentaires seraient nécessaires simplement pour offrir des conditions de vie moins précaires.
« Ce n’est pas la vie que les habitants devraient avoir, mais c’est mieux…
Auteur: Nations Unies FR

