Gaza : un an après le cessez-le-feu, le système de santé demeure exsangue

Le cessez-le-feu a réduit les combats, mais n’a pas rendu à Gaza un système de santé fonctionnel. Seuls 19 des 36 hôpitaux de l’enclave sont en partie en état de marche, selon l’OMS. Aucun d’entre eux ne fonctionne pleinement.

Aux destructions accumulées depuis le début de la guerre s’ajoute désormais un autre obstacle. La difficulté persistante à faire entrer le matériel nécessaire pour soigner les malades et remettre les établissements en état.

Vendredi, la représentante de l’OMS dans le territoire palestinien occupé, Reinhilde Van De Weerdt, a mis en cause le système d’autorisation imposé par les autorités israéliennes. Selon l’agence onusienne, il faut en moyenne près de deux mois et demi pour obtenir le feu vert nécessaire à l’acheminement de certaines fournitures médicales. Lorsqu’une demande est rejetée, la procédure doit recommencer.

« Un camion rempli de fournitures non prioritaires ou l’arrivée trop tardive des fournitures nécessaires ne sauve pas de vies », a-t-elle déclaré lors d’un point de presse de l’ONU à Genève. « C’est là la question qui importe réellement ».

WFP
Un hôpital de terrain du International Medical Corps à Rafah, à Gaza.

Des autorisations qui prennent des mois

Le problème ne tient donc pas seulement au volume de l’aide qui entre dans Gaza, insiste l’OMS, mais à sa nature et au moment où elle parvient aux soignants.

Les médicaments sont relativement épargnés : 87 % des demandes les concernant obtiennent une autorisation. Pour d’autres catégories de matériel, les obstacles sont nettement plus importants. Les équipements de laboratoire et de diagnostic sont particulièrement touchés : 40 % restent actuellement bloqués dans l’attente d’une autorisation.

Les appareils de radiographie et de stérilisation rencontrent eux aussi des difficultés….

La suite est à lire sur: news.un.org
Auteur: Nations Unies FR