Pas d’internet, pas de journalistes, pas d’électricité : c’est une invasion à huis clos qui se prépare contre Gaza
Gaza est enfermée derrière des murs, privée d’électricité, d’eau et de nourriture. Cela ne suffisait pas pour la couper totalement du monde : Israël vient d’annoncer une coupure totale d’internet dans la bande de Gaza à partir de minuit. L’offensive terrestre est désormais «imminente» selon les autorités israéliennes.
En parallèle, au moins 8 journalistes ont été assassinés par les frappes de l’aviation israélienne à Gaza. Saeed Al-Taweel et ses deux collègues Mohammed Subh et Hisham Alnwajha sont morts dans un bombardement dans la nuit du 9 au 10 octobre. Ils portaient des gilets pare balle avec l’inscription «PRESSE» et des casques bleus reconnaissables. Le lendemain, les confrères de ces journalistes ont défilé avec le gilet du défunt maculé de sang lors des funérailles. La seule journée de mardi 10 octobre, quatre journalistes palestiniens sont morts dans la bande de Gaza. Reporters Sans Frontières précise qu’ils étaient «clairement identifiable comme journaliste».
Une journaliste de l’agence Reuters a été tuée et trois journalistes de l’AFP ont été blessés après le tir d’un char israélien vers leur voiture, dans le Sud du Liban ce vendredi 13 septembre. Ces deux agences appartiennent à la France et aux États-Unis. Les médias français et États-uniens devraient s’insurger avec force contre ces crimes qui frappe leurs propres journalistes, mais non ! Les propagandistes installés dans les fauteuils de Paris et de Washington relaient les récits de l’armée israélienne et soutiennent sans condition les bombardements qui tuent leurs collègues !
Le 11 mai 2022, la journaliste Shireen Abu Akleh, de nationalité Palestinienne et États-unienne, était abattue d’une balle dans la tête alors qu’elle couvrait une offensive israélienne dans le camp de Jénine….
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Auteur: B

