Selon une mise à jour publiée lundi par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un outil utilisé pour mesurer les niveaux de faim dans le monde, 2,1 millions d’habitants de l’enclave palestinienne souffrent actuellement d’insécurité alimentaire aiguë, dont environ un quart pourrait prochainement sombrer dans la famine, le niveau le plus grave, qualifié de « catastrophique ».
Dans une déclaration conjointe, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont mis en garde contre une « catastrophe imminente » dans la bande, soulignant que 71.000 enfants et plus de 17.000 mères nécessitent déjà un traitement d’urgence pour malnutrition aiguë.
« Le risque de famine n’apparaît pas soudainement », prévient notamment Catherine Russell, la directrice exécutive de l’UNICEF. « Il se manifeste là où l’accès à la nourriture est bloqué, où les systèmes de santé sont décimés et où les enfants sont privés du strict minimum pour survivre ».
Détérioration rapide
La situation à Gaza s’est dramatiquement aggravée depuis le 2 mars, date à laquelle les livraisons d’aide humanitaire et de biens commerciaux ont été complètement interrompues par l’armée israélienne.
Les agences des Nations Unies évoquent un effondrement des circuits d’approvisionnement, une flambée des prix des denrées alimentaires sur les marchés – rendant le peu de nourriture encore disponible inabordable pour la plupart des familles – et des services de santé au bord de l’asphyxie.
Les 25 boulangeries soutenues par le PAM dans la bande sont fermées depuis la fin mars, et les cuisines collectives qui préparaient des repas pour les habitants ont cessé de fonctionner faute de farine et de carburant.
« Les familles de Gaza meurent de faim alors que la nourriture dont elles ont besoin est bloquée à la frontière », a déplore Cindy McCain, directrice…
Auteur: Nations Unies FR

